Toto frappe encore

Toto frappe encore. Il rentre de la proclamation et dit à son papa : papa finit avec la pauvreté, j ai bcp lutté et aujourd’hui mon rêve est devenu une réalité.. Flatté par les propos de toto, son papa lui demande le bulletin. ‍♂‍♂‍♂, il vérifie la conduite de toto et constate : médiocre. Très fâché, il demande à toto des justifications.. Toto répond, tout doucement : la mention médiocre est excellente pour faire la politique en RDC.

RDC : Fayulu dénonce l’illégitimité des institutions et retourne ses émoluments de janvier, 2018-02-16 15:27:44 Rédaction Actualité

RDC : Fayulu dénonce l’illégitimité des institutions et retourne ses émoluments de janvier
2018-02-16 15:27:44 Rédaction Actualité.cd
Le député national Martin Fayulu a retourné ce vendredi 15 février ses émoluments du mois de janvier 2018 (près de 6 millions FC) dans les caisses de l’État.
» J’ai décidé à partir de janvier 2018 de ne plus toucher l’argent de cette Assemblée illégitime »,a-t-il dit à ACTUALITE.CD
« J’ai aussi retourné dans la caisse de l’État quelques 2 millions de Franc congolais versés dans mon compte comme prime de la session extraordinaire, » a-t-il ajouté.
Martin Fayulu a cessé de siéger à l’Assemblée nationale depuis l’année 2017.
« Je suis resté là parce que l’Accord de la Saint-Sylvestre avait donné une année de sursis à toutes les institutions. Et pendant toute cette année, c’est mon parti ECIDE qui recevait ces émoluments« , a déclaré ce cadre du Rassemblement.
Martin Fayulu Madidi est parmi les fervents défenseurs de la proposition d’une transition sans Joseph Kabila.
«Le peuple congolais doit se mobiliser pour se réapproprier sa souveraineté confisquée en s’appuyant sur l’article 64 de la constitution afin de rendre possible la mise en place d’un gouvernement de transition sans Kabila et ainsi permettre l’organisation des élections crédibles et transparentes avec le concours des Nations Unies», avait-il dit au cours de la dernière édition de NewsForum d’ACTUALITE.CD.
Stanys Bujakera

Audition de l’AFL TRANSITION et du projet « #AmbitionZéroViolence », au ministère de la santé et des solidarités hier : 15 propositions pour…

Audition de l’AFL TRANSITION et du projet « #AmbitionZéroViolence », au ministère de la santé et des solidarités hier : 15 propositions pour des associations et des politiques publiques d’action sociale, médico sociale, psycho sociale performantes.
Renforcer la confiance entre les prescripteurs publics et les associations :
– 1- Créer une instance territoriale spécifique qui coordonne les partenariats d’objectifs opérationnels et de moyens financiers, préalablement à tout appel à projet et assurer une réponse unique et complète «moyens – objectifs – parcours- mode de contractualisation » adaptée à la réalisation d’une action, au temps réel à consacrer à son efficacité pour le public visé (établissements, actions renouvelables, actions ponctuelles).
– 2-Accorder des projets professionnels aux associations professionnalisées plutôt qu’espérer professionnaliser des associations auxquelles on a accordé des projets. Éviter les confusions entre typologies d’associations.
– 3-Réduire l’effet des engagements budgétaires sur les fonds associatifs, sans notification : légiférer sur les dates de vote des budgets des actions renouvelées, pour sanctuariser des financements et veiller à ce que les associations n’engagent aucun fond propre pour poursuivre une action, sans visibilité budgétaire préalable . Établir une obligation institutionnelle de voter les budgets de renouvellement d’une action, avant le terme échu de l’action.
– 4-Renforcer le management des services publics et l’évaluation des politiques publiques, pour éviter les risques de personnification de décisions et réduire les risques de corporatisme
5-Réduire les effets de captation et d’immobilisation des publics en réduisant la concurrence entre associations et en favorisant une meilleure coordination et concertation des structures associatives sur les territoires.
– 6-Co-organiser l’orientation des publics entre le service public de droit commun et les services associatifs spécialisés.
Sortir enfin de la logique de cloisonnement et de travail en silos:
– 7-Réduire significativement et réellement le nombre de dossiers financiers et leur complexité , chronophages, inutiles et imposant une masse salariale importante sur les pôles ressources, au détriment de la réalisation et de l’efficacité des actions.
– 8-Apporter des réponses de parcours individuels par la coordination d’actions depuis un guichet unique à un besoin territorial évalué
– 9- Sortir des logiques des politiques publiques de court terme et éviter que les associations d’action sociale deviennent les « variables d’ajustement », en systématisant des Contrats ou conventions pluriannuels
– 10- Créer un cadre de financements spécifiques mixant la subvention de fonctionnement (pour le pôle ressource administratif) et la prestation de service (pour la réalisation des actions), qui se substituerait à la seule subvention régulièrement pratiquée sur la commande publique.
Mieux soutenir les acteurs associatifs
– 11-Remobiliser régulièrement les institutions sur le sens du service public et par délégation, sur le sens des services aux publics associatifs (par la supervision, la co-vision, l’analyse des bonnes pratiques).
-12-Créer des modes de certification des associations, réduisant les risques de traitement arbitraire et renforçant la reconnaissance du professionnalisme et de l’engagement dans des domaines spécialisés.
-13-Co-évaluer les moyens, méthodes, et l’impacts des politiques publiques sur les territoires , des pratiques institutionnelles et associatives
-14-Inciter les associations à réduire leur dépendance aux politiques publiques par l’hybridation de leurs modèles de gestion financière, avec une contre partie attractive pour qu’elles n’abandonnent aucune mission de solidarité vers les publics les plus fragiles.
-15- Adopter une vision prospective -Investir dans un plan de prévention primaire générationnel qui promouvrait le bien-être et réduirait ainsi les souffrances et leurs effets immédiats et secondaires sur la société. A terme, réduire ainsi les politiques curatives et thérapeutiques coûteuses menées jusqu’ici. Et limiter considérablement à moyen terme, les dépenses curatives amplifiées, de l’action sociale, médico-sociale et de santé.
Olivier Noblecourt Joelle Martinaux Yves Jacamet Benoit Calmels

Un militaire incontrôlé de la fardc venait de tirer sur un professeur de l’Institut MABALAKO d’Oïcha répondant au nom de Kombi Safari dans sa…

Un militaire incontrôlé de la fardc venait de tirer sur un professeur de l’Institut MABALAKO d’Oïcha répondant au nom de Kombi Safari dans sa boutique quand celui ci préparait la matière. Sa se passe à OICHA quartier près de Merlin et celui ci venait d’être dépêché à l’hôpital général d’Oicha car il à été tiré à son pieds.
Étudiant de l’ispoicha
De G2Math. Prions pour lui.

À LIRE ABSOLUMENT – L’intervention retentissante d’Ida Sawyer de Human Right Watch à la réunion sur le processus électoral en RDC hier à New…

À LIRE ABSOLUMENT – L’intervention retentissante d’Ida Sawyer de Human Right Watch à la réunion sur le processus électoral en RDC hier à New York.
« Madame l’Ambassadrice Nikki Haley, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, merci de m’avoir invitée à prendre à m’exprimer aujourd’hui au nom de Human Rights Watch. Votre Excellence She Okitundu et Président Corneille Nangaa, je suis honorée d’être ici avec vous aujourd’hui.
Le 21 janvier, les forces de sécurité ont abattu Thérèse Kapangala, 24 ans, juste devant son église à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, peu après la messe dominicale. La balle a pénétré son bras et a atteint son cœur. Thérèse est décédée sur le chemin de l’hôpital. Elle étudiait pour devenir religieuse et prévoyait d’entrer dans un couvent en juillet. La famille de Thérèse – dont son père, policier, et son oncle, prêtre – a été empêchée de retirer son corps de la morgue pendant plus de deux semaines, avant de pouvoir finalement l’enterrer vendredi dernier.
Thérèse n’est que l’une des nombreuses personnes congolaises tuées dans le cadre de la campagne brutale menée par le gouvernement à l’encontre de tous ceux qui s’expriment en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux en RD Congo, et menée avec le but de maintenir un homme au pouvoir en violation de la constitution du pays.
Les 31 décembre et 21 janvier, des dizaines de milliers de fidèles catholiques et d’autres personnes ont protesté dans plusieurs villes, appelant le président Joseph Kabila à respecter la limite de deux mandats prévue par la constitution, à autoriser la tenue de nouvelles élections et à quitter le pouvoir. Les forces militaires, de police et de renseignement ont réagi en recourant à une force inutile ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles afin de disperser les foules, et même dans certains cas en tirant à l’intérieur des églises et sur les terres paroissiales. Au moins 16 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées ou arrêtées, dont de nombreux prêtres catholiques. Le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé, car les forces de sécurité ont emporté des corps vers des lieux inconnus. [1]
Au cours des trois dernières années, le président Kabila et ses proches ont utilisé une tactique dilatoire après l’autre pour reporter les élections et renforcer leur pouvoir par la répression brutale, la violence à grande échelle et d’autres violations des droits humains, financés par la corruption systémique. Les forces de sécurité ont abattu près de 300 personnes lors de manifestations politiques pendant cette période. La coalition de Kabila au pouvoir a systématiquement interdit les réunions et les manifestations de l’opposition, tout en emprisonnant des centaines de dirigeants et de sympathisants de l’opposition, ainsi que des défenseurs des droits humains et de la démocratie. Nombre d’entre eux ont été incarcérés dans des centres de détention secrets, sans inculpation ni accès à des membres de leur famille ou à un avocat. D’autres ont été jugés sur base d’accusations forgées de toutes pièces. En juillet dernier, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un juge, manquant de le tuer, car il refusait de rendre une décision contre un chef de l’opposition. Le gouvernement a également fermé des médias congolais, expulsé des journalistes et des chercheurs internationaux déterminés et réduit périodiquement l’accès à Internet et aux messages SMS.[2]
Un accord de partage du pouvoir conclu sous l’égide de l’Église catholique et signé à la Saint-Sylvestre 2016 a fourni à Kabila une excuse pour se maintenir au pouvoir une année de plus, soit au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats arrivés à échéance le 19 décembre 2016. Mais cet accord contenait également un engagement à mettre en œuvre des mesures de décrispation et organiser des élections d’ici la fin de 2017. Cependant, ces engagements ont été largement bafoués : le nouveau gouvernement, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont exclu les membres de la principale coalition de l’opposition et sont sous le contrôle total de la coalition de la majorité présidentielle de Kabila, tandis que la répression et les retards électoraux continuent.
Malgré la publication par la CENI du calendrier électoral en novembre – fixant au 23 décembre 2018 la nouvelle date pour des élections, avec la mise en garde que de nombreuses « contraintes » pourraient repousser encore cette date[3] – Kabila n’a pas démontré qu’il s’apprêtait à se retirer ni à créer un climat propice à des élections libres, équitables et crédibles. Lors d’une rare conférence de presse le mois dernier, Kabila a refusé de dire explicitement qu’il quitterait ses fonctions d’ici la fin de 2018 ou qu’il ne tenterait pas de se représenter.[4]
Certains membres de la majorité présidentielle de Kabila évoquent encore un éventuel référendum ou d’autres modifications du processus électoral qui permettraient à Kabila de se maintenir au pouvoir.
De nombreuses organisations de la société civile congolaise ont dénoncé le calendrier de la CENI comme une simple tactique dilatoire. Elles ont appelé à la démission immédiate de Kabila et à l’organisation d’une transition citoyenne sans Kabila, qui rétablirait l’ordre constitutionnel et organiserait des élections crédibles.[5]
Bien que M. Nangaa ait vanté les nombreuses réalisations de la CENI à ce jour, des inquiétudes ont déjà été soulevées concernant la fraude potentielle lors du processus d’enrôlement des électeurs, avec un nombre inexplicablement élevé d’électeurs enregistrés dans certaines régions et aucune observation indépendante.[6] De nombreuses personnes ont également exprimé leurs craintes que la machine à voter électronique[7] proposée crée de nouvelles occasions de fraude dans la façon dont les votes sont comptabilisés. Et sachant qu’il faudra montrer à de nombreux Congolais comment utiliser la machine, cela les empêchera de voter à scrutin secret. Les experts électoraux internationaux des organismes régionaux et internationaux – mandatés lors d’une réunion en septembre dernier pour aider à restaurer la confiance envers le processus électoral – n’ont pas encore commencé leur travail, les responsables de la CENI rejetant l’idée que les experts puissent conserver leur indépendance.[8] Sans transparence, et la coalition au pouvoir contrôlant l’ensemble du processus, il n’est pas surprenant qu’il y ait peu de confiance parmi les activistes congolais pro-démocratie et les dirigeants de l’opposition.
Le refus de Kabila de se conformer à la constitution et de renoncer à la présidence peut s’expliquer en partie par la fortune considérable[9] que lui et sa famille ont accumulée pendant son mandat et par les millions de dollars de revenus miniers qui ont disparu. Une telle corruption a contribué à priver le gouvernement des fonds qui lui auraient permis de répondre aux besoins fondamentaux d’une population appauvrie.
Pire encore, des sources bien placées au sein des services de sécurité et de renseignement ont décrit à Human Rights Watch des tentatives des autorités pour semer la violence et l’instabilité dans une grande partie du pays, dans une « stratégie du chaos » apparemment délibérée afin de justifier de nouveaux retards électoraux.
Depuis août 2016, une éruption de violence impliquant les forces de sécurité congolaises, les milices soutenues par le gouvernement et les groupes armés locaux a fait jusqu’à 5 000 morts dans la région centrale du Kasaï.[10] En mars dernier, deux enquêteurs de l’ONU – Michael Sharp, un Américain, et Zaida Catalán, de double nationalité suédoise et chilienne – ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur de graves violations des droits humains dans la région.[11] Alors que les autorités congolaises continuent à incriminer les membres d’une milice locale et qu’elles ont interféré à plusieurs reprises dans l’enquête judiciaire congolaise sur les meurtres, les enquêtes de Human Rights Watch ainsi que des rapports publiés par Radio France Internationale et par Reuters s’orientent vers une responsabilité du gouvernement.[12]
Des violences à grande échelle se sont poursuivies dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et celle du Tanganyika, et plus récemment dans la province de l’Ituri, où plus de 30 personnes auraient été tuées dans des combats interethniques au début du mois, dans l’est de la RD Congo.[13] Aujourd’hui, plus de 120 groupes armés sont actifs dans l’est de la RD Congo. Nombre de ces groupes reçoivent le soutien du gouvernement et des forces de sécurité congolaises, tandis que d’autres ont formé des coalitions contre le gouvernement Kabila. Pourtant, la menace la plus grave pour les civils congolais provient des forces de sécurité destinées à les protéger. Selon le Bureau de l’ONU aux droits de l’homme en RD Congo, 1 180 personnes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires par des « agents de l’État » congolais en 2017, soit beaucoup plus que celles qui ont été tuées par les groupes armés, et leur nombre a triplé en deux ans.
Les conséquences de cette violence ont été dévastatrices. Près de 4,5 millions de personnes sont déplacées en RD Congo aujourd’hui, soit davantage que dans tout autre pays d’Afrique.[14] En octobre dernier, les Nations Unies ont classé la RD Congo comme une « urgence humanitaire de niveau 3 » (le plus haut niveau), une catégorie réservée à seulement trois autres pays : la Syrie, l’Irak et le Yémen.[15] Les pays voisins sont de plus en plus préoccupés par la détérioration de la situation en RD Congo et par les risques que la crise politique du pays fait peser sur la stabilité dans une région déjà fragile.
Alors que les forces de sécurité fomentent elles-mêmes une grande partie de la violence en RD Congo, cela a également servi de prétexte aux retards électoraux. En juillet dernier, M. Nangaa a affirmé que la violence dans les Kasaïs était l’une des principales raisons pour lesquelles les élections n’auraient pas lieu en 2017.[16] Pas plus tard que la semaine dernière, il a déclaré que la reprise des violences en Ituri pourrait « impacter négativement » sur le calendrier électoral.[17]
S’il n’y a pas de doute que la logistique de l’organisation des élections en RD Congo constitue un défi, le pays y est parvenu dans le passé, aussi bien en 2006 qu’en 2011, lorsque Kabila a été élu pour ses premier et deuxième mandats, malgré les menaces de sécurité persistantes.
Quelles excuses supplémentaires pouvons-nous attendre dans les semaines et les mois à venir ? Combien d’autres promesses seront-elles brisées ? Et plus important encore, combien de Congolais de plus seront tués, blessés et emprisonnés alors qu’ils cherchent à exercer leurs droits humains fondamentaux pour manifester, s’exprimer et s’associer librement de façon pacifique ?
Ce Conseil et les États membres des Nations Unies ont reconnu qu’un cycle électoral crédible et pacifique est crucial pour une paix et une stabilité durables en RD Congo. De nombreuses déclarations fortes ont été faites et des résolutions du Conseil de sécurité ont été adoptées, insistant d’abord sur le fait que les élections devaient se tenir d’ici fin 2016, conformément à la constitution congolaise, puis que les élections devaient avoir lieu d’ici fin 2017, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre.
La question clé aujourd’hui est, en quoi est-ce différent cette fois ? Qu’est-ce qui convaincra Kabila et d’autres hauts responsables que la communauté ne tolérera pas de nouveaux retards et que les violations des droits humains contre les manifestants, les activistes de la société civile, les membres de l’opposition et les journalistes doivent cesser pour permettre un processus crédible, juste et pacifique ?
De nouveaux retards électoraux, une possible manipulation de la constitution par Kabila afin de lui permettre de briguer un troisième mandat, ou bien une élection frauduleuse ou violente ne résoudront pas les problèmes sous-jacents de la RD Congo ni n’apporteront au pays une paix et une stabilité plus grandes. De tels scénarios doivent être évités.
Le Conseil de sécurité, sa mission de maintien de la paix en RD Congo, la MONUSCO, les États membres de l’ONU et l’Union africaine ont un poids important. Il est temps d’utiliser cet effet de levier pour le bien-être du peuple congolais.
Premièrement, le Conseil de sécurité devrait signaler clairement que le 23 décembre 2018 est la date limite pour la tenue d’élections crédibles. Entre-temps, le Conseil devrait être prêt à défier le gouvernement s’il ne crée pas un environnement propice à des élections crédibles, où tous les Congolais sont libres d’exprimer leur choix, de participer aux élections et de manifester pacifiquement.
Deuxièmement, lors du renouvellement du mandat de la MONUSCO, le Conseil de sécurité devrait conserver des termes forts concernant la protection des civils, notamment dans le contexte des élections. Il devrait également demander au Département des opérations de maintien de la paix de fournir à la mission des ressources suffisantes pour protéger efficacement les manifestants pacifiques contre la force illégale employée par les forces de sécurité congolaises, notamment en déployant des unités de police des Nations Unies formées et équipées pour travailler en milieu urbain. Conformément à la politique de l’ONU de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, le Conseil devrait veiller à ce qu’aucun soutien de l’ONU ne soit apporté aux forces de sécurité congolaises responsables d’abus. Au vu des abus généralisés du gouvernement, cela pourrait nécessiter de suspendre toutes les opérations conjointes et le soutien aux forces de sécurité congolaises, jusqu’à ce que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin aux violations généralisées des droits humains et pour traduire en justice leurs auteurs, quel que soit leur grade.
Troisièmement, des critères et des limites claires devraient être établis pour déterminer si les violations continues des droits humains portent atteinte à l’environnement favorable aux élections prévues. Ces critères pourraient inclure les délais fixés dans le calendrier de la CENI, et résumés dans la note conceptuelle de cette réunion, ainsi que les mesures suivantes pour ouvrir l’espace politique :
Remettre en liberté tous les prisonniers politiques et les activistes détenus arbitrairement ;
Abandonner les accusations reposant sur des motifs politiques à l’encontre de dirigeants politiques et d’activistes, et permettre aux personnes qui vivent en exil de rentrer librement en RD Congo, à commencer par celles citées dans l’accord du Nouvel An ;
Permettre aux médias fermés arbitrairement de reprendre leurs activités ;
Permettre à l’opposition politique, à la société civile et aux mouvements de citoyens, ainsi qu’aux chefs religieux, d’organiser des réunions politiques et des manifestations pacifiques sans crainte de répression ;
Veiller à ce que les observateurs des droits humains de l’ONU aient libre accès aux lieux de détention officiels et non officiels, aux établissements médicaux et aux morgues ;
Cesser les interférences arbitraires avec Internet, la messagerie texte SMS et les plateformes de médias sociaux ;
Assurer la transparence des opérations de la CENI et la coopération avec les experts électoraux internationaux.
Quatrièmement, le Conseil devrait demander à la Représentante spéciale du Secrétaire général en RD Congo, Leila Zerrougui, d’organiser régulièrement des réunions d’information pour évaluer si les progrès nécessaires sont réalisés et être disposé à imposer des mesures, dans le cas où de graves violations des droits humains se poursuivent. Ces mesures pourraient inclure des modifications au mandat de la MONUSCO, le soutien à de nouveaux efforts régionaux, un appel aux États membres à s’abstenir de fournir des armes meurtrières aux forces de sécurité congolaises, et l’élargissement de sanctions ciblées, notamment contre le Président Kabila et d’autres personnes responsables de violations graves des droits humains internationaux et du droit international humanitaire. Au début du mois, le Conseil a annoncé des sanctions importantes contre un général de l’armée congolaise et trois dirigeants de milices qui ont été impliqués dans de graves abus dans l’est de la RD Congo. L’impact de telles actions serait beaucoup plus fort si le Conseil s’en prenait à un plus haut niveau dans la chaîne de commandement.
Le Conseil de sécurité, de concert avec l’Union africaine et les autres États membres de l’ONU, a une occasion cruciale de démontrer qu’il est dans leur intérêt de promouvoir le respect et la promotion des droits du peuple congolais. Mais cela nécessitera de passer rapidement de déclarations fortes à des actions concrètes.
[1] “RD Congo : Les forces de sécurité ont tiré sur des fidèles catholiques”, communiqué de Human Rights Watch, 19 janvier 2018, https://www.hrw.org/…/…/20/rd-congo-les-forces-de-securite-o… ; “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[2] Kenneth Roth, Ida Sawyer, “Une « transition citoyenne » pour la RD Congo”, traduction française de la tribune “The Jig Is Up for Congo’s Embattled President” parue dans Foreign Policy, 19 septembre 2017, https://www.hrw.org/…/…/19/une-transition-citoyenne-pour-la-… Human Rights Watch, « Mission spéciale » : Recrutement de rebelles du M23 pour réprimer les manifestations en République démocratique du Congo, 4 décembre 2017, https://www.hrw.org/…/2017/12/04/mission-spe…/recrutement-de….
[3] “Le nouveau calendrier électoral de la RD Congo fait face au scepticisme, dans un contexte de recrudescence des manifestations et de la répression”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/311106.
[4] “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[5] “Un ‘manifeste du citoyen congolais’ appelle à une transition sans Joseph Kabila”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/308008.
[6] Voir, par exemple, Olivier Liffran, “RDC : des doutes autour des chiffres de l’enrôlement des électeurs,” Jeune Afrique, 9 février 2018, http://www.jeuneafrique.com/…/p…/rdc-des-doutes-autour-des-c… (consulté le 12 février 2018).
[7] Voir, par exemple, “RDC : les « machines à voter » prévues pour les élections font polémique”, Radio France Internationale, 25 décembre 2017, http://www.rfi.fr/…/20171224-rdc-risques-machines-voter-ele… (consulté le 12 février 2018).
[8] “Processus électoral en RDC : blocage autour du groupe d’experts internationaux”, Radio France Internationale, 31 janvier 2018, http://www.rfi.fr/…/20180131-processus-electoral-rdc-blocag…… (consulté le 12 février 2018).
[9] “La fortune familiale derrière le président de la RD Congo”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/307205.
[10] “ONU : La RD Congo n’a pas sa place au Conseil des droits de l’homme”, communiqué de Human Rights Watch, 13 octobre 2017, https://www.hrw.org/…/…/13/onu-la-rd-congo-na-pas-sa-place-a….
[11] “RD Congo : Les corps de deux experts de l’ONU ont été retrouvés”, communiqué de Human Rights Watch, 28 mars 2017, https://www.hrw.org/…/…/28/rd-congo-les-corps-de-deux-expert….
[12] Sonia Rolley, “Experts de l’ONU tués en RDC: interrogations autour du rôle d’agents de l’Etat”, Radio France Internationale, 20 décembre 2017, http://www.rfi.fr/…/20171220-meurtre-experts-onu-rdc-role-a…… (consulté le 12 février 2018); Aaron Ross, “Who killed U.N. experts in Congo? Confidential prosecutor’s file offers clues”, Reuters, 20 décembre 2017, https://www.reuters.com/…/us-congo-viol…/who-killed-u-n-expe… (consulté le 12 février 2018).
[13] “At least 30 dead in ethnic violence in northeast Congo”, Reuters, 5 février 2018, https://www.reuters.com/…/us-congo-v…/at-least-30-dead-in-et… (consulté le 12 février 2018).
[14] Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, “Democratic Republic of Congo: Internally Displaced Persons and Returnees (as of 31 December 2017)”, 31 janvier 2018, https://reliefweb.int/…/democratic-republ…/democratic-republ… (consulté le 12 février 2018).
[15] “UN ‘Level 3 emergency’ declared in DR Congo highlights scale of crisis”, communiqué du Norwegian Refugee Council, 23 octobre 2017, https://www.nrc.no/un-level-3-emergency-declared-in-dr-cong…… (consulté le 12 février 2018).
[16] “RDC: « Pas possible » d’organiser les élections avant la fin de l’année (commission électorale)”, Radio Okapi, 8 juillet 2017, https://www.radiookapi.net/…/actua…/politique/rdc-pas-possib… (consulté le 12 février 2018).
[17] Christine Tshibuyi, “RDC : “La situation en Ituri risque d’impacter négativement sur le calendrier électoral” – Corneille Nangaa”, Actualité.cd, 6 février 2018, https://actualite.cd/…/rdc-situation-ituri-risque-dimpacter…… (consulté le 12 février 2018).
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« Madame l’Ambassadrice Nikki Haley, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, merci de m’avoir invitée à prendre à m’exprimer aujourd’hui au nom de Human Rights Watch. Votre Excellence She Okitundu et Président Corneille Nangaa, je suis honorée d’être ici avec vous aujourd’hui.
Le 21 janvier, les forces de sécurité ont abattu Thérèse Kapangala, 24 ans, juste devant son église à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, peu après la messe dominicale. La balle a pénétré son bras et a atteint son cœur. Thérèse est décédée sur le chemin de l’hôpital. Elle étudiait pour devenir religieuse et prévoyait d’entrer dans un couvent en juillet. La famille de Thérèse – dont son père, policier, et son oncle, prêtre – a été empêchée de retirer son corps de la morgue pendant plus de deux semaines, avant de pouvoir finalement l’enterrer vendredi dernier.
Thérèse n’est que l’une des nombreuses personnes congolaises tuées dans le cadre de la campagne brutale menée par le gouvernement à l’encontre de tous ceux qui s’expriment en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux en RD Congo, et menée avec le but de maintenir un homme au pouvoir en violation de la constitution du pays.
Les 31 décembre et 21 janvier, des dizaines de milliers de fidèles catholiques et d’autres personnes ont protesté dans plusieurs villes, appelant le président Joseph Kabila à respecter la limite de deux mandats prévue par la constitution, à autoriser la tenue de nouvelles élections et à quitter le pouvoir. Les forces militaires, de police et de renseignement ont réagi en recourant à une force inutile ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles afin de disperser les foules, et même dans certains cas en tirant à l’intérieur des églises et sur les terres paroissiales. Au moins 16 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées ou arrêtées, dont de nombreux prêtres catholiques. Le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé, car les forces de sécurité ont emporté des corps vers des lieux inconnus. [1]
Au cours des trois dernières années, le président Kabila et ses proches ont utilisé une tactique dilatoire après l’autre pour reporter les élections et renforcer leur pouvoir par la répression brutale, la violence à grande échelle et d’autres violations des droits humains, financés par la corruption systémique. Les forces de sécurité ont abattu près de 300 personnes lors de manifestations politiques pendant cette période. La coalition de Kabila au pouvoir a systématiquement interdit les réunions et les manifestations de l’opposition, tout en emprisonnant des centaines de dirigeants et de sympathisants de l’opposition, ainsi que des défenseurs des droits humains et de la démocratie. Nombre d’entre eux ont été incarcérés dans des centres de détention secrets, sans inculpation ni accès à des membres de leur famille ou à un avocat. D’autres ont été jugés sur base d’accusations forgées de toutes pièces. En juillet dernier, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un juge, manquant de le tuer, car il refusait de rendre une décision contre un chef de l’opposition. Le gouvernement a également fermé des médias congolais, expulsé des journalistes et des chercheurs internationaux déterminés et réduit périodiquement l’accès à Internet et aux messages SMS.[2]
Un accord de partage du pouvoir conclu sous l’égide de l’Église catholique et signé à la Saint-Sylvestre 2016 a fourni à Kabila une excuse pour se maintenir au pouvoir une année de plus, soit au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats arrivés à échéance le 19 décembre 2016. Mais cet accord contenait également un engagement à mettre en œuvre des mesures de décrispation et organiser des élections d’ici la fin de 2017. Cependant, ces engagements ont été largement bafoués : le nouveau gouvernement, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont exclu les membres de la principale coalition de l’opposition et sont sous le contrôle total de la coalition de la majorité présidentielle de Kabila, tandis que la répression et les retards électoraux continuent.
Malgré la publication par la CENI du calendrier électoral en novembre – fixant au 23 décembre 2018 la nouvelle date pour des élections, avec la mise en garde que de nombreuses « contraintes » pourraient repousser encore cette date[3] – Kabila n’a pas démontré qu’il s’apprêtait à se retirer ni à créer un climat propice à des élections libres, équitables et crédibles. Lors d’une rare conférence de presse le mois dernier, Kabila a refusé de dire explicitement qu’il quitterait ses fonctions d’ici la fin de 2018 ou qu’il ne tenterait pas de se représenter.[4]
Certains membres de la majorité présidentielle de Kabila évoquent encore un éventuel référendum ou d’autres modifications du processus électoral qui permettraient à Kabila de se maintenir au pouvoir.
De nombreuses organisations de la société civile congolaise ont dénoncé le calendrier de la CENI comme une simple tactique dilatoire. Elles ont appelé à la démission immédiate de Kabila et à l’organisation d’une transition citoyenne sans Kabila, qui rétablirait l’ordre constitutionnel et organiserait des élections crédibles.[5]
Bien que M. Nangaa ait vanté les nombreuses réalisations de la CENI à ce jour, des inquiétudes ont déjà été soulevées concernant la fraude potentielle lors du processus d’enrôlement des électeurs, avec un nombre inexplicablement élevé d’électeurs enregistrés dans certaines régions et aucune observation indépendante.[6] De nombreuses personnes ont également exprimé leurs craintes que la machine à voter électronique[7] proposée crée de nouvelles occasions de fraude dans la façon dont les votes sont comptabilisés. Et sachant qu’il faudra montrer à de nombreux Congolais comment utiliser la machine, cela les empêchera de voter à scrutin secret. Les experts électoraux internationaux des organismes régionaux et internationaux – mandatés lors d’une réunion en septembre dernier pour aider à restaurer la confiance envers le processus électoral – n’ont pas encore commencé leur travail, les responsables de la CENI rejetant l’idée que les experts puissent conserver leur indépendance.[8] Sans transparence, et la coalition au pouvoir contrôlant l’ensemble du processus, il n’est pas surprenant qu’il y ait peu de confiance parmi les activistes congolais pro-démocratie et les dirigeants de l’opposition.
Le refus de Kabila de se conformer à la constitution et de renoncer à la présidence peut s’expliquer en partie par la fortune considérable[9] que lui et sa famille ont accumulée pendant son mandat et par les millions de dollars de revenus miniers qui ont disparu. Une telle corruption a contribué à priver le gouvernement des fonds qui lui auraient permis de répondre aux besoins fondamentaux d’une population appauvrie.
Pire encore, des sources bien placées au sein des services de sécurité et de renseignement ont décrit à Human Rights Watch des tentatives des autorités pour semer la violence et l’instabilité dans une grande partie du pays, dans une « stratégie du chaos » apparemment délibérée afin de justifier de nouveaux retards électoraux.
Depuis août 2016, une éruption de violence impliquant les forces de sécurité congolaises, les milices soutenues par le gouvernement et les groupes armés locaux a fait jusqu’à 5 000 morts dans la région centrale du Kasaï.[10] En mars dernier, deux enquêteurs de l’ONU – Michael Sharp, un Américain, et Zaida Catalán, de double nationalité suédoise et chilienne – ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur de graves violations des droits humains dans la région.[11] Alors que les autorités congolaises continuent à incriminer les membres d’une milice locale et qu’elles ont interféré à plusieurs reprises dans l’enquête judiciaire congolaise sur les meurtres, les enquêtes de Human Rights Watch ainsi que des rapports publiés par Radio France Internationale et par Reuters s’orientent vers une responsabilité du gouvernement.[12]
Des violences à grande échelle se sont poursuivies dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et celle du Tanganyika, et plus récemment dans la province de l’Ituri, où plus de 30 personnes auraient été tuées dans des combats interethniques au début du mois, dans l’est de la RD Congo.[13] Aujourd’hui, plus de 120 groupes armés sont actifs dans l’est de la RD Congo. Nombre de ces groupes reçoivent le soutien du gouvernement et des forces de sécurité congolaises, tandis que d’autres ont formé des coalitions contre le gouvernement Kabila. Pourtant, la menace la plus grave pour les civils congolais provient des forces de sécurité destinées à les protéger. Selon le Bureau de l’ONU aux droits de l’homme en RD Congo, 1 180 personnes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires par des « agents de l’État » congolais en 2017, soit beaucoup plus que celles qui ont été tuées par les groupes armés, et leur nombre a triplé en deux ans.
Les conséquences de cette violence ont été dévastatrices. Près de 4,5 millions de personnes sont déplacées en RD Congo aujourd’hui, soit davantage que dans tout autre pays d’Afrique.[14] En octobre dernier, les Nations Unies ont classé la RD Congo comme une « urgence humanitaire de niveau 3 » (le plus haut niveau), une catégorie réservée à seulement trois autres pays : la Syrie, l’Irak et le Yémen.[15] Les pays voisins sont de plus en plus préoccupés par la détérioration de la situation en RD Congo et par les risques que la crise politique du pays fait peser sur la stabilité dans une région déjà fragile.
Alors que les forces de sécurité fomentent elles-mêmes une grande partie de la violence en RD Congo, cela a également servi de prétexte aux retards électoraux. En juillet dernier, M. Nangaa a affirmé que la violence dans les Kasaïs était l’une des principales raisons pour lesquelles les élections n’auraient pas lieu en 2017.[16] Pas plus tard que la semaine dernière, il a déclaré que la reprise des violences en Ituri pourrait « impacter négativement » sur le calendrier électoral.[17]
S’il n’y a pas de doute que la logistique de l’organisation des élections en RD Congo constitue un défi, le pays y est parvenu dans le passé, aussi bien en 2006 qu’en 2011, lorsque Kabila a été élu pour ses premier et deuxième mandats, malgré les menaces de sécurité persistantes.
Quelles excuses supplémentaires pouvons-nous attendre dans les semaines et les mois à venir ? Combien d’autres promesses seront-elles brisées ? Et plus important encore, combien de Congolais de plus seront tués, blessés et emprisonnés alors qu’ils cherchent à exercer leurs droits humains fondamentaux pour manifester, s’exprimer et s’associer librement de façon pacifique ?
Ce Conseil et les États membres des Nations Unies ont reconnu qu’un cycle électoral crédible et pacifique est crucial pour une paix et une stabilité durables en RD Congo. De nombreuses déclarations fortes ont été faites et des résolutions du Conseil de sécurité ont été adoptées, insistant d’abord sur le fait que les élections devaient se tenir d’ici fin 2016, conformément à la constitution congolaise, puis que les élections devaient avoir lieu d’ici fin 2017, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre.
La question clé aujourd’hui est, en quoi est-ce différent cette fois ? Qu’est-ce qui convaincra Kabila et d’autres hauts responsables que la communauté ne tolérera pas de nouveaux retards et que les violations des droits humains contre les manifestants, les activistes de la société civile, les membres de l’opposition et les journalistes doivent cesser pour permettre un processus crédible, juste et pacifique ?
De nouveaux retards électoraux, une possible manipulation de la constitution par Kabila afin de lui permettre de briguer un troisième mandat, ou bien une élection frauduleuse ou violente ne résoudront pas les problèmes sous-jacents de la RD Congo ni n’apporteront au pays une paix et une stabilité plus grandes. De tels scénarios doivent être évités.
Le Conseil de sécurité, sa mission de maintien de la paix en RD Congo, la MONUSCO, les États membres de l’ONU et l’Union africaine ont un poids important. Il est temps d’utiliser cet effet de levier pour le bien-être du peuple congolais.
Premièrement, le Conseil de sécurité devrait signaler clairement que le 23 décembre 2018 est la date limite pour la tenue d’élections crédibles. Entre-temps, le Conseil devrait être prêt à défier le gouvernement s’il ne crée pas un environnement propice à des élections crédibles, où tous les Congolais sont libres d’exprimer leur choix, de participer aux élections et de manifester pacifiquement.
Deuxièmement, lors du renouvellement du mandat de la MONUSCO, le Conseil de sécurité devrait conserver des termes forts concernant la protection des civils, notamment dans le contexte des élections. Il devrait également demander au Département des opérations de maintien de la paix de fournir à la mission des ressources suffisantes pour protéger efficacement les manifestants pacifiques contre la force illégale employée par les forces de sécurité congolaises, notamment en déployant des unités de police des Nations Unies formées et équipées pour travailler en milieu urbain. Conformément à la politique de l’ONU de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, le Conseil devrait veiller à ce qu’aucun soutien de l’ONU ne soit apporté aux forces de sécurité congolaises responsables d’abus. Au vu des abus généralisés du gouvernement, cela pourrait nécessiter de suspendre toutes les opérations conjointes et le soutien aux forces de sécurité congolaises, jusqu’à ce que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin aux violations généralisées des droits humains et pour traduire en justice leurs auteurs, quel que soit leur grade.
Troisièmement, des critères et des limites claires devraient être établis pour déterminer si les violations continues des droits humains portent atteinte à l’environnement favorable aux élections prévues. Ces critères pourraient inclure les délais fixés dans le calendrier de la CENI, et résumés dans la note conceptuelle de cette réunion, ainsi que les mesures suivantes pour ouvrir l’espace politique :
Remettre en liberté tous les prisonniers politiques et les activistes détenus arbitrairement ;
Abandonner les accusations reposant sur des motifs politiques à l’encontre de dirigeants politiques et d’activistes, et permettre aux personnes qui vivent en exil de rentrer librement en RD Congo, à commencer par celles citées dans l’accord du Nouvel An ;
Permettre aux médias fermés arbitrairement de reprendre leurs activités ;
Permettre à l’opposition politique, à la société civile et aux mouvements de citoyens, ainsi qu’aux chefs religieux, d’organiser des réunions politiques et des manifestations pacifiques sans crainte de répression ;
Veiller à ce que les observateurs des droits humains de l’ONU aient libre accès aux lieux de détention officiels et non officiels, aux établissements médicaux et aux morgues ;
Cesser les interférences arbitraires avec Internet, la messagerie texte SMS et les plateformes de médias sociaux ;
Assurer la transparence des opérations de la CENI et la coopération avec les experts électoraux internationaux.
Quatrièmement, le Conseil devrait demander à la Représentante spéciale du Secrétaire général en RD Congo, Leila Zerrougui, d’organiser régulièrement des réunions d’information pour évaluer si les progrès nécessaires sont réalisés et être disposé à imposer des mesures, dans le cas où de graves violations des droits humains se poursuivent. Ces mesures pourraient inclure des modifications au mandat de la MONUSCO, le soutien à de nouveaux efforts régionaux, un appel aux États membres à s’abstenir de fournir des armes meurtrières aux forces de sécurité congolaises, et l’élargissement de sanctions ciblées, notamment contre le Président Kabila et d’autres personnes responsables de violations graves des droits humains internationaux et du droit international humanitaire. Au début du mois, le Conseil a annoncé des sanctions importantes contre un général de l’armée congolaise et trois dirigeants de milices qui ont été impliqués dans de graves abus dans l’est de la RD Congo. L’impact de telles actions serait beaucoup plus fort si le Conseil s’en prenait à un plus haut niveau dans la chaîne de commandement.
Le Conseil de sécurité, de concert avec l’Union africaine et les autres États membres de l’ONU, a une occasion cruciale de démontrer qu’il est dans leur intérêt de promouvoir le respect et la promotion des droits du peuple congolais. Mais cela nécessitera de passer rapidement de déclarations fortes à des actions concrètes.
[1] “RD Congo : Les forces de sécurité ont tiré sur des fidèles catholiques”, communiqué de Human Rights Watch, 19 janvier 2018, https://www.hrw.org/…/…/20/rd-congo-les-forces-de-securite-o… ; “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[2] Kenneth Roth, Ida Sawyer, “Une « transition citoyenne » pour la RD Congo”, traduction française de la tribune “The Jig Is Up for Congo’s Embattled President” parue dans Foreign Policy, 19 septembre 2017, https://www.hrw.org/…/…/19/une-transition-citoyenne-pour-la-… Human Rights Watch, « Mission spéciale » : Recrutement de rebelles du M23 pour réprimer les manifestations en République démocratique du Congo, 4 décembre 2017, https://www.hrw.org/…/2017/12/04/mission-spe…/recrutement-de….
[3] “Le nouveau calendrier électoral de la RD Congo fait face au scepticisme, dans un contexte de recrudescence des manifestations et de la répression”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/311106.
[4] “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[5] “Un ‘manifeste du citoyen congolais’ appelle à une transition sans Joseph Kabila”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/308008.
[6] Voir, par exemple, Olivier Liffran, “RDC : des doutes autour des chiffres de l’enrôlement des électeurs,” Jeune Afrique, 9 février 2018, http://www.jeuneafrique.com/…/p…/rdc-des-doutes-autour-des-c… (consulté le 12 février 2018).
[7] Voir, par exemple, “RDC : les « machines à voter » prévues pour les élections font polémique”, Radio France Internationale, 25 décembre 2017, http://www.rfi.fr/…/20171224-rdc-risques-machines-voter-ele… (consulté le 12 février 2018).
[8] “Processus électoral en RDC : blocage autour du groupe d’experts internationaux”, Radio France Internationale, 31 janvier 2018, http://www.rfi.fr/…/20180131-processus-electoral-rdc-blocag…… (consulté le 12 février 2018).
[9] “La fortune familiale derrière le président de la RD Congo”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/307205.
[10] “ONU : La RD Congo n’a pas sa place au Conseil des droits de l’homme”, communiqué de Human Rights Watch, 13 octobre 2017, https://www.hrw.org/…/…/13/onu-la-rd-congo-na-pas-sa-place-a….
[11] “RD Congo : Les corps de deux experts de l’ONU ont été retrouvés”, communiqué de Human Rights Watch, 28 mars 2017, https://www.hrw.org/…/…/28/rd-congo-les-corps-de-deux-expert….
[12] Sonia Rolley, “Experts de l’ONU tués en RDC: interrogations autour du rôle d’agents de l’Etat”, Radio France Internationale, 20 décembre 2017, http://www.rfi.fr/…/20171220-meurtre-experts-onu-rdc-role-a…… (consulté le 12 février 2018); Aaron Ross, “Who killed U.N. experts in Congo? Confidential prosecutor’s file offers clues”, Reuters, 20 décembre 2017, https://www.reuters.com/…/us-congo-viol…/who-killed-u-n-expe… (consulté le 12 février 2018).
[13] “At least 30 dead in ethnic violence in northeast Congo”, Reuters, 5 février 2018, https://www.reuters.com/…/us-congo-v…/at-least-30-dead-in-et… (consulté le 12 février 2018).
[14] Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, “Democratic Republic of Congo: Internally Displaced Persons and Returnees (as of 31 December 2017)”, 31 janvier 2018, https://reliefweb.int/…/democratic-republ…/democratic-republ… (consulté le 12 février 2018).
[15] “UN ‘Level 3 emergency’ declared in DR Congo highlights scale of crisis”, communiqué du Norwegian Refugee Council, 23 octobre 2017, https://www.nrc.no/un-level-3-emergency-declared-in-dr-cong…… (consulté le 12 février 2018).
[16] “RDC: « Pas possible » d’organiser les élections avant la fin de l’année (commission électorale)”, Radio Okapi, 8 juillet 2017, https://www.radiookapi.net/…/actua…/politique/rdc-pas-possib… (consulté le 12 février 2018).
[17] Christine Tshibuyi, “RDC : “La situation en Ituri risque d’impacter négativement sur le calendrier électoral” – Corneille Nangaa”, Actualité.cd, 6 février 2018, https://actualite.cd/…/rdc-situation-ituri-risque-dimpacter…… (consulté le 12 février 2018).
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*Toto étudie la bible avec un témoin de Jéhovah:*, Le Frère Temoin: Quel personnage biblique avait construit l’arche ?, – Toto: Noé

*Toto étudie la bible avec un témoin de Jéhovah:*
Le Frère Temoin: Quel personnage biblique avait construit l’arche ?
– Toto: Noé.
– Frère Temoin: Correct! Selon la bible combien d’humains ont survécu au déluge?
– Toto: 9 personnes.
– Frère Témoin : Pas mal! mais régarde attentivement l’image combien d’humains vois-tu?
– Toto: 8
– F.T: correct! donc combien de gens ont survécu?
– Toto: 9
– F.T: ouf! recomptons svp! Noé et sa femme,ses 3 fils et leurs femmes.le total nous donne combien?
– Toto: 8
– F.T: donc cela nous fait combien de survécus?
– Toto:9
– F.T: Oooh Jéhovah! Frère Toto dis moi pourquoi tu dis 9 personnes or sur l’image il est clair que c’est 8 personnes?
– Toto: c’est 9 en ajoutant aussi le photographe qui les avait pris cette photo au sortir de l’arche.
ça fait une semaine que ce témoin de Jéhovah a changé de direction et il ne vient plus chez Toto.
Selon vous Toto a raison ou pas? Bonne journée

Le groupe énergétique français a été condamné, vendredi 9 février 2018, à six amendes de 1

Le groupe énergétique français a été condamné, vendredi 9 février 2018, à six amendes de 1.000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis. Le réseau Sortir du Nucléaire, initiateur de l’action en justice, reprochait à EDF et son directeur d’avoir manqué à plusieurs obligations de gestion des déchets, citant notamment la détection, le 6 novembre 2015, de déchets nucléaires dans une benne de déchets conventionnels qui s’apprêtait à quitter le site.

Le cirque, Je m’assois et regarde la piste, J’attends que rentrent les artistes

Le cirque
Je m’assois et regarde la piste
J’attends que rentrent les artistes.
Un à un, les voilà qui défilent
Dans des applaudissements indescriptibles.
Ils arrivent tous, les animaux
Pour nous faire leur show.
On voit arriver des chiens savants
Des chevaux trottant
De somptueux éléphants.
De magnifiques cages entrent enfin
Et on aperçoit les félins.
Le spectacle va commencer
Maintenant que tout le monde est arrivé.
On crie, on applaudit
Puisque l’on est bien assis.
La musique se tait, la lumière s’éteint
Et on tape dans nos mains.
Voilà comment je pensais
Voilà comment je voyais
Ce spectacle immonde que l’on appelle le cirque.
Pour arriver à faire leur numéro
Il ne faut pas oublier ce qu’endurent les animaux.
Il n’y a rien d’inné
Pour un ours à jongler.
Les éléphants ne savent pas d’instincts
Se comporter comme des pantins.
Les chevaux que l’on pousse au galop
Dans des enclos bien trop petits pour eux
Les félins que l’on fait sauter
A coups de fouets
Telles des marionnettes
Ça n’a rien de naturel, je dois l’avouer.
J’ai posé sur le cirque un œil différent
J’ai voulu comprendre vraiment
Ce que ces animaux endurent pour notre plaisir.
Et je dois vous avouer que ce que j’ai lu
Que ce que j’y ai vu
Ne m’a pas du tout plu.
Ils sont enchainés sans aucune liberté
Que celle de devoir écouter.
S’ils ne font pas ce que l’on va décider
Ils sont battus de la tête aux pieds
Isolés ou bien affamés.
Aucun animal n’y est heureux
Aucun animal n’aime ces jeux.
Ils n’ont rien à faire dans ces endroits
Qui sentent la mort et l’effroi.
Nous ne devons en aucun cas
Cautionner un tel état.
N’allez pas dans ces cirques
Où il n’y a rien de magique.
On n’y voit que la peine et la tristesse
D’animaux en détresse.
A chaque ticket que vous achetez
C’est un autre animal que vous condamnez.
Ils ne sont pas sur terre pour nous amuser
Ils veulent juste comme nous exister.
Myriam Bled Page Poésie

Tu peux dire que c’est un combat , tu peux toujours te cacher derrière ta tradition , ou revendiquer que c’est un art ! Mais d’être dans une arène…

Tu peux dire que c’est un combat , tu peux toujours te cacher derrière ta tradition , ou revendiquer que c’est un art ! Mais d’être dans une arène a torturer un animal devant une secte de pervers n’est rien de tout cela, juste des actes barbares et cruels, en plein air autorisé par la loi …